
Le parc de VAE a explosĂ© ces dernières annĂ©es, passant de quelques centaines de milliers d'unitĂ©s en 2018 Ă plusieurs millions aujourd'hui, tandis que les trottinettes en libre-service ont investi les villes. Parallèlement, les dĂ©parts de feu ont Ă©tĂ© multipliĂ©s par six entre 2017 et 2024 selon la Fondation MAIF, touchant logements individuels, copropriĂ©tĂ©s, parkings, gares et entrepĂ´ts. La carte participative ANOD recense dĂ©jĂ plus de 200 incidents documentĂ©s sur tout le territoire, une cartographie alimentĂ©e par la presse et les signalements citoyens qui illustre probablement une part minoritaire du phĂ©nomène puisque la mise Ă jour de la carte est rĂ©alisĂ©e principalement par des volontaires.Â
Cette hausse n'est pas surprenante : les VAE représentent une part croissante des trajets urbains. Les sinistres se produisent partout, des sous-sols de copropriétés aux locaux techniques d'entreprises, transformant un incident isolé en risque majeur pour des bâtiments entiers.​​
Face à cette augmentation des feux de batteries lithium, des entreprises innovantes se sont emparées du sujet pour proposer des solutions de recharge sécurisée. Des acteurs comme LoMinck ou Denios se positionnent clairement sur le marché B2B, à destination des exploitants de flottes de VAE et des environnements industriels. D’autres structures, comme Vaultage, développent des coffres sécurisés pour la recharge de batteries lithium pensés à la fois pour les particuliers et les entreprises. Tous partent du même constat : les assureurs se montrent de plus en plus réticents à couvrir des immeubles où les risques d’incendie liés aux vélos et trottinettes électriques augmentent à mesure que ces usages se généralisent.
La plateforme https://carte.anod.com cartographie précisément ces événements, montrant une répartition nationale sans épargne : Paris et sa région, Lyon, Marseille, mais aussi des zones rurales comme la Bretagne ou l'Alsace. Les données croisent articles de presse et témoignages terrain, offrant une visibilité plus fine que les rapports des SDIS qui sous-estiment souvent ces feux émergents. Cependant il est nécessaire de préciser que cette carte interactive a été crée par la société Anod qui travaille sur des sytèmes de batteries alternatives. Selon leur information en 2024-2025, les incidents s'accélèrent : Lyon, Châteauroux, Strasbourg, avec des cas récents à Cloyes-les-Trois-Rivières ou Chaumont.​​

Cette approche collaborative rend le phénomène tangible : aucun type de bâtiment n'échappe aux batteries défectueuses, endommagées ou mal chargées, d'autant que 84% des Français adoptent des pratiques à risque avec leurs batteries VAE.​
Ces feux ne ressemblent pas aux incendies classiques : emballement thermique rapide atteignant des centaines de degrés, fumées toxiques (fluorure d'hydrogène, monoxyde de carbone), flammes nécessitant dix fois plus d'eau à éteindre. Dans un parking vélo confiné, les facteurs aggravants s'accumulent : densité de batteries, absence de ventilation, matériaux inflammables des vélos, voies d'évacuation limitées.​​
La majorité des cas survient pendant la recharge (chargeurs non conformes, surcharge prolongée) ou après dommage physique, particulièrement avec des kits de conversion bon marché ou batteries tierces. Les pays nordiques l'ont bien compris, imposant déjà ventilation obligatoire et casiers anti-feu.​​
Face Ă cette ampleur documentĂ©e par la carte ANOD et les statistiques en hausse, syndics, bailleurs et entreprises ne peuvent plus se contenter de mesures ponctuelles. Il est nĂ©cessaire lors de la conception de parking vĂ©lo de s'assurer que les mesures de sĂ©curitĂ© sont respectĂ©es.Â
Vous trouverez quelques éléments de réponse en consultant cet article.
L'article traite ici de la problématique de la recharge des engins électriques mais la prise en compte de la sécurité dans les locaux collectifs dédiés au stationnement des vélos est indispensable pour garantir la sécurité des personnes et le développement serein de modes de transport durable.
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